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L'événement

La réouverture du musée Fabre (février 2007)

Le Hall Buren, Musée Fabre © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Un musée exemplaire

Depuis sa création, en 1825, le musée Fabre n’a cessé de s’enrichir grâce à des donations ou des legs de collectionneurs avisés : Fabre, Valedau, Bruyas, Bonnet-Mel, Bazille, Cabanel, Canonge, ou encore Pierre Soulages, très récemment. Cette manière atypique de se constituer, pour un musée, est à l’origine de son l’identité si particulière dans le paysage muséal français.

Ses collections s’articulent en grands ensembles mettant l’accent sur certaines périodes de l’histoire de l’art, évacuant toute tentative encyclopédique. Même si ce sont les vies, les rencontres et les coups de cœur artistiques de ces illustres donateurs qui transparaissent des collections, c’est bien l’histoire de la peinture européenne, du XVIIe siècle à nos jours, que raconte le musée Fabre.

Des œuvres redécouvertes

Plus de 800 œuvres, peintures et sculptures, ont été restaurées ou bichonnées. Des interventions spectaculaires ont mobilisé des équipes de restaurateurs, comme ce fut le cas avec les œuvres de Coppola, Vien, Restout ou Coypel. En parallèle, de nombreux cadres anciens ont bénéficié d’une campagne de restauration d’une ampleur unique.

Si l’on considère les acquisitions et les dépôts accordés par les musées nationaux, on peut affirmer que le musée Fabre rénové va représenter, même pour ses plus fidèles connaisseurs, une redécouverte radicale des collections.

En parfait accord avec l’esprit des collections, l’articulation du musée s’attache à renforcer la cohérence des grands ensembles qui en font l’attrait et le charme : collections nordiques avec Rubens, Dou et Teniers, Grand Siècle illustré par Bourdon, Blanchard ou Coypel, Classicisme qui renvoie à Vien, Houdon, Suvée et nécessairement à Fabre, Réalisme avec Courbet, Romantisme grâce à Delacroix, l’Académisme avec Ingres et Cabanel, prémices de l’Impressionnisme au travers de Bazille, l’art singulier de Hugo, sculptures de Germaine Richier

En fin de parcours, la nouvelle aile révèle l’exceptionnelle donation et le prêt de 29 toiles (dont 12 grands formats) consentis par Pierre Soulages, ainsi que des œuvres d’acteurs majeurs de l’art français contemporain tel Hantaï ou Viallat, Bioulès et Dezeuze, membres du mouvement Support/Surface.

Grâce à trois cabinets d’arts graphiques qui ponctuent la visite du musée, le fonds, parmi les plus importants de France, est dévoilé au rythme des saisons par des expositions thématiques. De la Renaissance italienne jusqu’au XXe siècle, il révèle une autre facette de l’art de Raphaël, Poussin, Boucher, Fragonard, Greuze, David. Matisse, Alechinsky

Un visiteur acteur

Le projet qui a conduit à la rénovation du musée, s’est attaché à une idée forte : accompagner le visiteur dans sa découverte du musée et lui donner des outils pour qu’il puisse lui-même enrichir la réflexion suscitée par une œuvre, un artiste ou un mouvement artistique.

Dès l’entrée, une galerie multimédia, où sont disposés 8 ordinateurs en libre accès, permet de s’informer sur tous les aspects du musée mais aussi de composer une visite « à la carte » selon les envies du moment. Des salons d’interprétation, disposés au fil du parcours, offrent de la même manière la possibilité de compléter la visite par des données sur les collections, les œuvres et les artistes.

Des visites guidées, complètent la découverte des collections. Elles peuvent se prolonger par les ateliers de pratique artistique dédiés aux arts plastiques ou numériques. Accessibles à tous, ces ateliers sont conçus comme une application pratique destinée à former le regard et à stimuler les capacités créatives, tout en permettant de comprendre les matériaux, pratiquer les techniques ou expérimenter des styles.

D’autres espaces mêlent les idées de détente, de découverte et de convivialité : le centre de documentation (6 000 livres, revues, thèses et catalogues), l’auditorium (colloques, conférences, rencontres Sauramps), la librairie-boutique et le restaurant.


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